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Notes de point de presse de la MINUSTAH, 13 octobre 2004

vendredi 15 octobre 2004 (Date de rédaction antérieure : 13 octobre 2004).

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POILITIQUE

Message de la MINUSTAH

La MINUSTAH adresse ses condoléances les plus attristées à la PNH et aux familles des cinq policiers qui ont trouvé la mort lors des violences qui se sont produites ces derniers jours à Port-au-Prince.

La MINUSTAH présente également ses condoléances à toutes les familles haïtiennes éplorées et exprime ses sincères compassions à toutes les personnes qui ont perdu des biens et qui continuent à subir quotidiennement des actes d’insécurité.

La MINUSTAH condamne fermement toute forme de violence, y compris celle engendrée pour faire avancer un agenda politique.

La MINUSTAH exhorte toute la classe politique haïtienne à refuser l’engrenage de la violence et à suivre la voie du dialogue et de la réconciliation nationale. Et dans ce cadre, la Mission est satisfaite de la signature, le 18 septembre 2004, par les parties concernées, d’un document établissant les modalités de la solution définitive du problème des militaires démobilisés.

SECURITE

A Port-au-Prince et aux Gonaïves :

M. Valdés a participé, le 5 octobre, à une réunion du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN). Annonce de la création d’un centre d’opération conjointe avec la Police nationale d’Haïti (PNH) au cours de cette réunion.

Renforcement des mesures sécuritaires par la MINUSTAH : patrouilles régulières et présence policière permanente à Port-au-Prince depuis le 6 octobre.

6 et 9 octobre : deux grandes opérations conjointes menées par la MINUSTAH et la Police Nationale d’Haïti ; arrestation d’environ 150 personnes. Un soldat brésilien a été blessé au cours de l’opération.

Début, ce mercredi 13 octobre, des patrouilles aériennes permanentes -par hélicoptère- à travers Port-au-Prince.

Insécurité aux Gonaïves : un soldat argentin a été blessé. Poursuite de la sécurisation des points de distribution aux Gonaïves. Patrouilles régulières.

DEPLOIEMENT :

A) EFFECTIF DU PERSONNEL MILITAIRE (à la date du 12 OCTOBRE 2004)

SIEGE de la MINUSTAH : 65 BRESIL : 1197 CHILI : 448 URUGUAY : 573 ARGENTINE : 552 NEPAL : 129 SRI LANKA : 128 TOTAL : 3092

B) EFFECTIF DE LA POLICE CIVILE (à la date du 12 OCTOBRE 2004)

OFFICIERS : 476 FPU : 174 TOTAL : 650

HUMANITAIRE

BILAN DES INONDATIONS SELON LE SYSTEME NATIONAL DE GESTION DES RISQUES ET DESASTRES

* Nombre de morts : 1870 * Nombre de disparus : 884 * Nombre des blessées : 2620 * Nombre des sinistrés : 298 926 * Personnes hébergées : 14048 * Maisons détruites : 4628

Point de l’assistance humanitaire :

Visite de M. Valdés aux Gonaïves les 6 et 9 octobre. Il a assisté à une messe en mémoire des victimes des inondations à la cathédrale des Gonaïves.

Entretien entre Adama Guindo et le secrétaire d’Etat haïtien à l’environnement, Yves André Wainright, relative à l’évaluation des risques et la vulnérabilité de l’environnement.

Quatre points de distribution sont opérationnels aux Gonaïves.

Depuis le 22 septembre, le PAM a distribué un total de 1394 tonnes de vivres en Haïti. Le nombre total des bénéficiaires est estimé à 411.400.

Le PAM a également procédé à la première distribution de vivres à Port-de-Paix. 7500 personnes ont été identifiées par les autorités dans cette région. 140 tonnes de vivres ont été distribuées au Cap-Haïtien.

Appui logistique de la MINUSTAH :

La MINUSTAH a, depuis le début des inondations, organisé un à deux convois de 13 camions par jour ; ce qui fait plus de 30 convois organisés à ce jour.

La brigade brésilienne continue à accompagner et sécuriser les convois de l’aide alimentaire qui partent de Port-au-Prince en direction des Gonaïves.

Santé

Les médecins du contingent argentin continuent de soigner les blessés. Quatre centres de santé sont toujours fonctionnels aux Gonaïves.

Déplacement d’une équipe de l’UNICEF aux Gonaïves pour l’assistance psychologique de la population.

AFFAIRES CIVILES :

Projets à Effets Rapides (QIPS)

433 projets reçus à ce jour ; 28 projets ont été approuvés. Le comité de sélection des QIPS se réunit le 14 octobre (demain). 10 projets y seront étudiés.

QUESTIONS ET REPONSES

QUESTION : Depuis le 30 septembre, on s’attendait à voir la MINUSTAH aux côtés de la PNH rétablir rapidement la paix et la sécurité à Port-au-Prince. Ce n’est pas encore le cas. Dans combien de temps peut-on espérer le retour au calme dans les rues ?

REPONSE : Nous reconnaissons que la question d’insécurité est complexe et préoccupante, demandant un travail énorme en terme d’information et de planification. Les forces de la MINUSTAH déployées en Haïti ne représentent, pour le moment, qu’environ 50 % de l’effectif attendu. La MINUSTAH est en train d’étudier toutes les possibilités concernant le problème d’insécurité généré par la présence des bandes armées. Des efforts sont toujours déployés pour renforcer des mesures de sécurité, notamment la multiplication des patrouilles et des points de contrôle pour que la population puisse retrouver une vie normale, à travers la reprise de l’activité économique et le fonctionnement normal des écoles. Les forces de la MINUSTAH ont d’ores et déjà commencé des opérations conjointes avec la Police Nationale d’Haïti. La présence permanente des forces dans ces zones constitue une option qui peut être envisagée. Par ailleurs, la MINUSTAH ne peut régler, à elle seule, ce problème d’insécurité. Elle a également besoin de la collaboration de la population.

QUESTION : la MINUSTAH pense-t-elle instaurer un climat de paix et de sécurité avant les élections de 2005 ?

REPONSE : Les élections constituent, bien entendu, un volet important, mais il y en a deux autres tout aussi importants, comme le volet humanitaire et celui du développement. Quand les populations subissent de façon quotidienne l’insécurité, quand il y a des tirs et quand la vie des populations est menacée, les efforts de résolution d’une telle situation ne peuvent viser que le court terme. Néanmoins, comme l’a récemment affirmé le Commandant de la Force de la MINUSTAH, le Général Augusto Heleno Ribeiro Pereira, au cours d’un point de presse, la résolution des questions sécuritaires est étroitement liée aux problèmes de base de la plupart des Haïtiens, tels que la pauvreté, l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux structures de santé et à l’éducation, qui s’inscrivent dans un processus de règlement à moyen et long termes. Par conséquent, l’instauration d’un dialogue entre tous les Haïtiens s’avère primordiale pour la promotion de la réconciliation nationale et d’un climat de paix pouvant conduire à l’organisation, l’année prochaine, d’élections libres, honnêtes et démocratiques.

QUESTION : Les militaires démobilisés gardent toujours leurs armes et continuent d’occuper certains édifices publics. Certains groupes procèdent même à des arrestations, en dépit de l’accord signé avec le pouvoir. Que pense la MINUSTAH de cette situation ?

REPONSE : Les forces de la MINUSTAH ont effectivement constaté la présence des ex-militaires dans certains quartiers de la capitale, comme dans la zone de Frères, mais nous n’avons pas la confirmation que ces derniers sont présents dans toute la ville. Comme vous le savez, le Gouvernement donnera aujourd’hui le nom des trois personnes qui feront partie du Bureau de gestion du dossier des militaires démobilisés ; ceci prouve que cette question est effectivement prise en compte par le Gouvernement. Par conséquent, la MINUSTAH n’agira pas différemment du Gouvernement, comme le prévoit, d’ailleurs, son mandat.

QUESTION : Un accord a été signé entre le Gouvernement et les ex-militaires, mais déjà ces derniers le dénoncent, affirmant ne pas se reconnaître dans ces accords. Qu’en pense la MINUSTAH ?

REPONSE : Il se pourrait effectivement que certains militaires démobilisés soient en désaccord avec les démarches entreprises par le Gouvernement pour trouver une solution à leur problème. Cependant, on peut dire, de par l’accord signé le 18 septembre dernier, qu’il y a une volonté de la part du Gouvernement de trouver une solution négociée à ce problème. Nous espérons, par conséquent, que ces démarches aboutiront très prochainement à une solution acceptable par tous.

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